Ilha Grande et Rio – le final

Pour ceux qui ne nous connaissent pas dans la « vraie vie », les longues semaines de silence sur le blog ont pu surprendre : elles sont tout simplement dues à notre retour en France à la mi-décembre (mais nous ne l’annoncions pas ici, puisqu’il s’agissait d’une surprise pour ma famille 😉 ). Puis, pris dans le tourbillon rapide d’un nouveau départ dans l’hexagone, il est vrai que nous avons un tout petit peu tardé à rédiger ce dernier article ! Bon ok, je l’avoue, c’est surtout moi qui ai tardé, et Alex qui m’a tannée des semaines durant…

Alors, où en étions-nous, déjà ? Ah, oui ! Nous vous avions laissés à Iguazu, à cheval entre l’Argentine et le Brésil (et pas très loin du Paraguay également, mais le pauvre n’en tire pas vraiment son épingle du jeu…).

Une fois passés au Brésil, nous savons que nous n’allons pas pouvoir parcourir tout le pays comme nous l’envisagions lorsque nous avons monté notre voyage ; mais, dans le peu de jours qu’il nous reste avant de nous envoler une dernière fois (ou disons « jusqu’à la prochaine » 🙂 ), nous prévoyons quelques jours sur Ilha Grande, et quelques autres en compagnie de Clélie et Julio, deux de mes amis habitant Rio.

Donc, reprenons le récit…

Après les majestueuses chutes d’Iguazu, de longues heures de bus nous attendent pour rejoindre, plus au nord, Ilha Grande, à proximité de Rio : 

Pour vous la faire courte, Ilha Grande est l’île la plus grande de l’état de Rio de Janeiro (quelques 30km de long pour 12km de large), un joli morceau de mata atlantica (forêt tropicale humide atlantique) frangé de quelques plages au sable doré, attraction prisée des cariocas les weekends.

En bref, un joli petit coin où nous reposer quelques jours ! Nous choisissons pour cela le côté ouest de l’ile, qui nous semble plus tranquille – et plus précisément la Praia Vermelha (plage rouge). Et même si le soleil n’est pas vraiment au rendez-vous, la température est douce et l’accueil particulièrement chaleureux dans notre petite pension, la Pousada Dolce Vita.

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Et voici la plage, ce petit bout de tranquillité et de beauté qui nous tend les bras !

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Comme le dit Alex : « On a vu plus moche… »

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Un héron veille sur le petit port, au bord de la pension (bon ok, en vrai, il attend les pêcheurs qui lui gardent souvent un ou deux poissons…).

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Mais la vraie mascotte de la plage, c’est lui : un manchot qui a élu domicile sous la terrasse de bois de la pension depuis quelques semaines (et qui, lui aussi, ne se laisse pas d’être nourri par les pêcheurs…).

Apparemment, il arrive de temps à autres que, lors de la migration depuis les eaux plus froides du sud du continent, un individu s’égare dans l’une des petites baies de l’île. Je me demande si celui-ci a fini par repartir…?

Ne perdant pas nos bonnes habitudes, nous gardons une petite journée pour aller marcher un petit peu et découvrir d’autres criques en suivant le chemin forestier qui suit la côte.

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La forêt est bien dense et le chemin bien, bien glissant…

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Nous ne tardons pas à rencontrer certains de ses petits habitants : de petits singes dont nous ignorons le nom…
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…mais qui se montrent particulièrement curieux 🙂

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Et voilà une autre petite crique, au sable toujours aussi orangé.

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Le chemin du retour nous réserve, à l’arrivée, un joli point de vue sur notre plage.

Cinq jours qui passent bien vite ! Il est temps de nous mettre en route pour Rio, à quelques 150 km de là – autant dire une broutille 😉

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Nous y retrouvons mon amie Clélie et son mari brésilien Julio, que je n’avais pas vus depuis plusieurs années ! De très chouettes retrouvailles et de très bons moments passés ensemble.

Parmi toutes leurs gentillesses, ils ont celle de nous emmener découvrir le parc Bairro de Santa Teresa, une aire naturelle protégée en plein coeur de Rio – eh oui, l’entremêlement des espaces naturels et de la ville moderne est l’une des particularités de Rio et c’est bien agréable 🙂

17-IMG_2961_fDepuis ce grand coin de verdure, nous découvrons Rio vu d’en haut pour la première fois – impressionnant !

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L’endroit se révèle également propice à un petit « bain de cascade ». Mini takigyo (la « pratique sous cascade » japonaise) à l’effet garanti 😉

Le lendemain, nous allons visiter le parc botanique qui, paraît-il, est une petite merveille. Et en effet, voyez par vous-mêmes…
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Puis nous allons flâner du côté du quartier Santa Teresa, recommandé par les guides.

05-P1100007Effectivement, le côté pittoresque est très sympa…
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…et la vue encore différente : ici, vers la baie de Rio…

04-P1100006…et là, de l’autre côté, vers le nord (la pyramide au milieu étant une cathédrale moderne – un bon point de repère 😉 ).

Bien sûr, nous ne manquons pas de grimper jusqu’au célébrissime Cristo Redentor (le Christ Rédempteur), qui nous fait l’honneur de sa pause divine entre deux bancs de brume :

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Et en prime, Alex a réussi à le prendre sans la marée de touristes qui s’échoue en permanence à son pied 😉

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D’ici, nous voyons l’un des temples bien connus de l’autre religion brésilienne qu’est le football : le stade Maracaña (spéciale dédicace à Clément !).

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Notre dernière balade carioca nous mène jusqu’au front de mer – des images bien connues de tous, même de ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Rio.

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Et pour finir, la fameuse plage d’Ipanema… Bon ok, je triche un peu, là c’est la plage Leblon… Mais les deux partagent le même banc de sable alors, au final, c’est un peu la même, non ? 😉

Et pour ceux que le nom de Copacabana fait rêver : désolée, nous nous sommes contentés de celle-là ! Elle nous parlait plus, à cause de ça 🙂

Et c’est ainsi que prennent fin nos quinze mois (et demi) de voyage sur notre belle planète. Afin d’éviter un choc thermique trop important, nous faisons une petite étape à Barcelone avant de ré-atterrir en France… et de commencer de nouvelles aventures là-bas – mais ça, c’est une autre histoire ! 🙂

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Les chutes d’Iguazu

Salut tout le monde,

Passage obligé avant de rejoindre le Brésil : les chutes d’Iguazu.

Situées à la frontière entre l’Argentine et le Brésil (et à quelques kilomètres du Paraguay), elles se visitent depuis les 2 pays. Les vues proposées ne sont pas les mêmes et les 2 offrent un spectacle à ne pas manquer !

Le côté argentin permet de les observer un peu plus du dessus alors que le côté brésilien offre la vue de face. En tout cas, le spectacle de ce front de 3 kilomètres (environ) de chutes d’eau est à couper le souffle.

Quelques chiffres :

  • Il s’agit d’un ensemble de 275 cascades.
  • La plus haute atteint 90 m de hauteur (la garganta del diablo dont nous ne pourrons pas nous approcher pour cause d’un débit trop important)
  • L’ensemble déverse jusqu’à 6 millions de litres par secondes (12 millions de pintes de bières à la seconde pour ceux qui ont une autre conception des chiffres)!!! Et le jour où nous y étions, cela devait être le cas…

A peine descendu de notre bus de nuit en provenance de Buenos Aires, nous partons visiter le parc côté argentin.

Le parc propose plusieurs circuits de promenades menant à des points de vue sur les chutes. Comme précisé précédemment, le circuit menant à la Garganta del Diablo (Gorge du diable… encore une) est fermé 😦 Dommage car c’est la chute la plus spectaculaire mais vu le débit, il vaut mieux ne pas plaisanter avec la sécurité !

Nous commençons par le circuit supérieur. Bon chaque cascade a son petit nom évidemment mais cela n’apportera rien de les mentionner…

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Ce que vous voyez ici doit représenter à peu près un quart des chutes. Comme vous pouvez le constater, c’est un peu la jungle…

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Le débit est impressionnant ! Pour vous donner une échelle, vous pouvez apercevoir des gens sur une plateforme tout en haut au premier tiers en partant de la gauche.

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Les passerelles menant aux points de vue

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Et un point de vue !

Malgré la présence de nombreux touristes, il est tout de même possible de rencontrer quelques animaux de la faune locale… En quête de nourriture le plus souvent 😉

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Le singe

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Lui, il n’en peut plu car il voit quelqu’un avec de la nourriture dans la main…

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Le coati ! Très mignon mais éviter de lui donner à manger si l’on veut garder sa main intacte…

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Un bel oiseau au nom inconnu (et au moment où j’écris cet article (sur Word), le Wifi est tellement mauvais (d’où Word…) que je ne me lancerai pas dans une recherche… et je sais très bien qu’au moment de faire le copier/coller pour le publier, j’aurai la flemme 😉 )

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Un cormoran au séchage

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Un beau papillon

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Et pour terminer, une cigale en pleine mue… et c’est tant mieux, car à ce moment là, elle est silencieuse !

Le lendemain nous quittons l’Argentine (Ciao les amis ! C’était vraiment sympa de revoir tout le monde sur Buenos Aires 🙂 ) pour remettre ça côté brésilien.

Alors certains se demanderont ce qu’il peut y avoir de si différent entre les 2 ! Et bien, je dirais que du côté brésilien, on se rend mieux compte de l’étendue du site.

En tout cas, nous ne verrons pas plus la Garganta del Diablo car le débit est tellement fort que la brume dégagée la cache à notre vue…

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La vue sur le même quart que la première photo mais vu d’en face

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On a vraiment l’impression que cela déborde de partout.

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En gros plan, c’est encore pire.

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Les plateformes sont sympas mais on en prend un peu plein la figure 😉

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Mais cela en vaut la peine !

Voilà, nous ne les avons pas vues sous le soleil mais peu importe, le spectacle était au rendez-vous 🙂

Allez, il est temps d’aller se poser un peu sur la plage… direction la Ilha Grande près de Rio !

Buenos Aires

Ayant bien profité du vent rafraîchissant (c’est peu de le dire) de la Patagonie, nous mettons le cap à l’est et faisons un grand bond jusqu’à Buenos Aires (en avion, parce qu’étrangement, les quelques quarante heures de bus entre El Calafate et BA ne nous font guère rêver…).

Buenos Aires, la capitale de l’Argentine ; autant dire : la capitale de l’asado et du tango ! Nous prévoyons d’y passer quelques jours, essentiellement pour nous donner le temps de profiter des amis qu’Alex a ici (et, pour une fois, j’en connais déjà certains). Le temps est au beau fixe, nous apprécions de retrouver un peu de chaleur et la ville en elle-même nous fait l’impression d’un grand Paris (avec, oui, des boulevards copiant l’haussmannien !). Très agréable 🙂

01-IMG_1487La ville est très vivante, particulièrement le dimanche, jour de marché – ici, le fameux marché dominical San Telmo où l’on trouve un peu de toutes les babioles possibles et imaginables.

04-IMG_2710Le résultat en est un bric-à-brac relativement esthétique…

05-IMG_2717…qui s’étend sur plusieurs rues, devenues piétonnes pour l’occasion.

02-IMG_2704A noter que San Telmo est d’abord une halle marchande datant de 1800 et quelques.

03-IMG_1495Et bien sûr, BA est aussi la ville de Mafalda ! Nous la trouvons tranquillement assise devant son immeuble, à quelques rues de notre hostel 🙂

06-IMG_2722Ce même dimanche, nous suivons Osvaldo, Gabriela et leur petit Valentino pour un déjeuner typiquement argentin dans une parillada (restaurant spécialisé dans l’asado / la parilla, ie. le barbecue argentin). Il ne faut pas trop chercher les légumes, mais la viande est purement délicieuse.

Osvaldo est un ami qu’Alex a connu lors de son premier séjour en Argentine, voilà quelques années. Gabriela, sa femme, est souvent amenée à voyager en Europe et notamment à Paris pour son travail ; et Osvaldo ne manque pas l’occasion de l’accompagner. C’est ainsi que nous avions eu le plaisir de les voir à Paris lorsque nous y habitions encore, et ce sont donc des retrouvailles vraiment sympa de l’autre côté de l’Atlantique – ça fait plaisir de croiser des têtes connues ! En prime, j’ai appris à parler un peu espagnol depuis, ce qui facilite grandement la communication, il faut bien l’avouer 😉

Après le déjeuner ponctué d’une succulente glace à l’argentine (un peu comme une glace à l’italienne, mais avec des goûts comme le dulce de leche qui sont bien propres au pays), Osvaldo nous dépose du côté du quartier Palermo, plein de petits cafés et de terrasses qui nous rappellent certains coins de Paris.

07-IMG_1498 08-IMG_1499 15-IMG_2725_fSur le chemin du retour, nous passons par le jardin botanique, un îlot de verdure magnifique entre les grandes avenues.

09-IMG_2732Et quand je dis « grandes »…

Le lendemain, après avoir passé la moitié de la journée à récupérer de l’argent (c’est parfois un peu compliqué avec ces histoires de blue market…) et à acheter les tickets de bus pour notre prochaine destination, nous allons nous balader du côté d’un autre quartier charmant, la Ricoleta.

10-IMG_2734Au centre d’une place se dresse cet arbre au ramage impressionnant.

11-IMG_2736Une autre placette et sa petite église

12-IMG_2741Venu le soir, nous rejoignons chez Osvaldo et Gabriela la fine équipe qu’Alex avait beaucoup fréquentée voilà quelques années ; de gauche à droite : Laura, Osvaldo, moi-même, Alex, Paola, Anna, Daniel et Maria (et Gabriela derrière l’objectif).

Les réjouissances se terminant un peu tardivement, nous passons la journée suivante à glandouiller gentiment (non sans quelques pensées émues pour nos compagnons de soirée qui, eux, travaillent…). Puis nous retrouvons Paola en fin de journée pour aller boire un verre.

13-IMG_2754Rendez-vous devant le « palais rose », petit nom du palais présidentiel

14-IMG_2760Et, surprise : moi qui rêvais de voir du tango à Buenos Aires, je me retrouve à prendre ma première leçon ! Un superbe cadeau de Pao 🙂 (et qui ne dérange pas Alex, qui a horreur de danser 😉 )

D’ailleurs, pour ceux qui passeraient par là et qui seraient curieux d’apprendre les premiers pas de cette danse, je vous conseille de vous rendre à la Confiteria Ideal (Suipacha 384) pour suivre une leçon de Zoraida Fontclara et Diego Alvaro, donnée chaque mardi de 18h30 à 20h dans une ambiance détendue et bienveillante. Et si vous y passez un autre jour, profitez-en pour admirer les couples de danseurs qui évoluent avec classe sur le parquet, ça vaut le coup d’œil !

Après cette bouffée de bon air à Buenos Aires (ah ah), nous reprenons la route pour quelques heures de bus (argh…) en direction d’Iguazu et de ses fameuses chutes (yeah !). Attention, changement de décor à venir !

A l’aube de quitter l’Argentine (Iguazu sera aussi notre point de passage pour le Brésil 🙂 ), je m’aperçois que je garderai du pays une image complètement différente de celle que j’en avais avant de le connaître. Car si l’on a tous en tête les images de la pampa et de la Patagonie à la seule évocation de l’Argentine, la réalité est bien plus multiple que cela : je m’en suis aperçue ne serait-ce qu’en parcourant un peu du nord du pays, véritable continuité avec la Bolivie ; et en profitant de Buenos Aires, aux allures si européennes. Et il reste tant à découvrir ! Le seul hic, ici – et pour des voyageurs comme nous il est d’importance – c’est l’inflation galopante qui rend les prix totalement délirants. Les trajets de bus, notamment, en arrivent à coûter le prix de billets d’avion, sans qu’ils se justifient par un service particulier (ce qui est quand même bête dans un pays spécialiste des grandes étendues) et nous avons pu constater, entre le guide Lonely Planet de 2012 et la réalité, jusqu’à une multiplication par cinq de certains trajets… Quant aux restaurants et cafés, il faut s’attendre à des prix parisiens, rien de moins. Il est vrai qu’en comparaison du Chili (difficile de ne pas comparer ces deux pays qui ont tant de points communs au regard de l’ensemble sud-américain), ça fait un peu mal…

Mais, ayant fini dans ce pays en très bonne compagnie (encore mille merci à Osvaldo, Gabriela et Pao 🙂 ), c’est la tête légère que nous prenons une nouvelle direction !

Parque nacional Los Glaciares

Salut tout le monde,

Nous restons dans la même région mais nous passons la frontière pour nous rendre du côté argentin.

Nous arrivons à El Calafate (instant culture : la ville tire son nom du berbéris à feuilles de buis, une plante arbuste de la région), point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno puis à El Chalten, capitale nationale du trek comme ils disent 🙂

Les paysages de la région sont tout à fait similaires et aussi beaux que ceux présents du côté chilien… par contre, les prix sont tout à fait argentins! Mais que se passe-t-il dans ce pays? On se croirait à Paris! Bref, en dehors du fait que nous nous trouvons dans une zone touristique, on se demande quand même comment les argentins font au quotidien… Nous arrivons le week-end des élections présidentielles et c’est l’opposition qui a gagné donc on verra bien dans quelques années… comme si on pouvait encore croire que les politiques pouvaient changer les choses dans le bon sens… En tout cas, ce n’est pas mon cas, et c’est bien pour ça que ce n’est pas l’objet de ce blog plutôt orienté nature 🙂 Alors, ne tardons pas et retournons-y…

Nous partons donc admirer le Perito Moreno qui se trouve dans le parc de Los Glaciares (lui, il tient son nom du fait qu’il doit y avoir quelque chose comme 48 glaciers dans la région. Rien que ça!). Ce glacier a des dimensions impressionnantes : 30 km de long avec un front de 5 km de large pour une hauteur de 60 m! Il avance de 2 m par jour, autant dire qu’il a la bougeotte… Cette vitesse de déplacement excessivement rapide (pour un glacier) fait que vous êtes obligés de voir quelques blocs tomber au moment de votre passage 🙂 Et c’est l’un des rares glaciers à ne pas être en recul en ces temps de réchauffement global…

Bref, la bête en images (qui sont loin de refléter la grandeur du lieu, je vous le rappelle)

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En partant d’El Calafate, ces 2 là ont l’air de profondément déranger le petit rapace qui passe et qui repasse en les frôlant pour leur signifier qu’ils ne sont pas les bienvenus… Ils n’ont pas l’air d’en faire grand cas…

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Première vue sur le glacier depuis le bus

Le site comporte un ensemble de passerelles permettant d’accéder à plusieurs points de vue.

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D’ici, on mesure assez bien son étendue.

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On entend souvent craquer. On voit des morceaux tomber. Mais bon, les plus gros morceaux se détachent du fond… là où l’on ne peut pas voir évidemment!

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Pour vous donner une petite idée de l’échelle, si vous regardez attentivement sur le lac à droite, vous apercevrez un petit point… C’est un bateau! Et je peux vous assurer que ce n’est pas une barque…

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Pour Luc, un lenticulaire impressionnant… et impressionniste…

Après avoir bien profité de la vue depuis les passerelles, nous optons pour le petit tour en bateau histoire de nous approcher un peu plus près.

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Nous traversons un champ d’icebergs.

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De près, le spectacle des formes et des couleurs (enfin, c’est plutôt variation sur le thème du bleu) est au rendez-vous.

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A cet endroit, le front doit faire dans les 40 m.

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Bah oui, on contemple quoi…

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Allez, une petite dernière pour le contraste terre-glace.

Après cette petite promenade glacière, nous prenons la direction d’El Chalten à un peu plus de 200 km au nord d’El Calafate (et toujours dans le parc de Los Glaciares (je précise pour justifier le titre de cet article au cas où certains se poseraient la question)). Il s’agit d’une petite ville idéalement placée pour partir trekker à la journée ou plus. En ce qui nous concerne, nous choisissons le trek à la journée… Mais c’est une vraie journée de trek puisque nous allons parcourir un peu plus de 25 km (avec un peu de dénivelé mais pas trop quand même, juste 750 m).

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Pour Luc toujours 😉 A notre arrivée à El Chalten, le plus gros lenticulaire que j’ai jamais vu… Vous ne pouvez pas vous rendre compte mais il fait plusieurs kilomètres de large!

Allez, retour sur terre où nous partons de bon matin pour cette magnifique journée de rando. C’est l’une de mes préférées… et c’est pour cela que je la refais 🙂

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Dernière habitation avant d’attaquer la montée

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Vue sur le rio vueltas (que l’on pourrait traduire par la rivière qui fait des détours… et l’on comprend facilement pourquoi)

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Nous arrivons à la laguna Capri et l’on aperçoit presque l’imposant Fitz Roy (qui culmine à 3 405 m) au fond. Mais (un peu comme à Torres del Paine) il y a souvent un nuage qui s’accroche…

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Nous continuons notre approche… en même temps, le but de la balade est de finir à son pied.

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Sur la gauche, un glacier dont j’ai oublié le nom…

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Après une dernière heure d’ascension un peu plus corsée, nous arrivons à destination. La chance est avec nous, le Fitz Roy est dégagé! La lagune (Laguna de los tres) face à nous est toujours gelée. Dommage car elle est d’un bleu peu commun!

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Nous avançons un peu pour avoir la vue sur la laguna sucia (ce qui veut dire la lagune sale… franchement n’importe quoi) en contrebas. L’endroit est idéal pour une petite pause déjeuner.

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Allez, un petit regard en direction des lacs madre y hija avant de nous remettre en marche dans leur direction.

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Nous approchons d’El Chalten et les nuages s’amoncellent entre le Fitz Roy à droite et je ne retrouve pas son nom à gauche.

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Pour changer un peu des reliefs imposants, une autre vue…

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Et pour finir, cette  jolie cascade (sous une lumière affreuse… désolé) que l’on voit courir tout du long.

Nous quittons la Patagonie (d’ailleurs, instant culture n°2 : la Patagonie tient son nom du peuple qui vivait là à l’arrivée des espagnols. En fait, ils étaient grands avec 1.80 m de taille moyenne par rapport aux espagnols qui ne faisaient qu’1.55 m à l’époque. C’est pour cela que les espagnols l’auraient nommée Patagonie… ce qui voudrait dire au final, « la terre des grands pieds »… hé oui!) pour retrouver un peu de chaleur à Buenos Aires!

 

Torres del Paine

Et nous voilà arrivés à l’endroit autour duquel nous avions organisé tout notre voyage, ou presque : Torres del Paine !

(Je préfère prévenir de suite : cela se prononce bien « pa-i-né », et non pas « peine » 🙂 )

Pourquoi avoir organisé le timing du voyage autour de ce parc ? La réponse est météorologique : souhaitant vraiment randonner dans le coin, nous étions contraints d’attendre le printemps/été pour ce faire. Enfin… Cela s’appelle l’été mais, comme vous allez rapidement le constater, nous sommes loin de l’agréable chaleur qu’évoque habituellement cette saison. Mais, au moins, la neige a suffisamment fondu en cette période pour que les chemins soient dégagés.

Torres del Paine, c’est là :

C’est un coin dont les paysages magnifiques sont largement connus à travers le monde, mais c’est également une petite pépite géologique, magnifique exemple d’intrusion granitique (dont je laisse aux aficionados le plaisir de découvrir le détail par ici).

Allez, c’est parti pour une petite randonnée de cinq jours dans des paysages exceptionnels ! Dans notre cas, nous suivons le circuit appelé « le W », ici en rouge :

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Jour 1 – De Puerto Natales au campement Grey

Le départ se fait de la ville-porte du parc, tôt le matin. « Ville-porte », certes… mais tout est relatif puisque Puerto Natales se trouve tout de même à deux bonnes heures de bus de l’entrée du parc.

Bref, plusieurs bus déversent chaque jour leur cargaison de touristes venus du monde entier pour aller trekker – qui une journée, qui cinq jours, qui huit (oui, il y a de vrais maso 🙂 ). De l’entrée du parc, la majorité part directement pour Las Torres, le site emblématique du parc (trois tours de granite majestueusement dressées au cœur du massif). Une fraction, tout de même assez importante, continue le chemin jusqu’au lac Pehoé afin d’y embarquer sur un bateau rejoignant l’un des points de départ du réseau de sentiers.

Nous sommes de ceux-là et, le temps de faire tout ce petit trajet, ce n’est qu’en début d’après-midi que nous pouvons commencer à marcher.

01-IMG_1253A l’entrée du parc, nous sommes accueillis par des guanacos – les cousins des lamas, alpagas et autres vigognes 🙂

04-IMG_2185La traversée du lac Pehoé, dont l’eau est d’un turquoise tout tropical, est l’occasion de commencer à s’en mettre plein les mirettes ! Ici Los Cuernos.

02-IMG_1271Un peu plus loin se révèle le Paine Grande (à droite, toujours Los Cuernos).

03-IMG_1273 Après une petite pause déjeuner à la descente du bateau, nous nous mettons en route. Le temps se couvre, mais cela n’a rien d’inhabituel ici et nous nous attendons à tout !

05-IMG_2203A main droite, le Paine Grande se fait particulièrement cinématographique par ce temps. Et un peu dangereux : à force de l’admirer, on ne regarde plus où l’on met les pieds…

01-IMG_2205_fA main gauche, le lac Grey au bout duquel nous apercevons le glacier du même nom.

02-IMG_2222_fC’est lui qui nous intéresse, sur ce premier tronçon du W. Aussi, à peine arrivés au campement Grey où nous passerons la nuit, nous filons à un petit point de vue non loin de là, qui nous permet d’admirer de plus près le front de glace en recul.

03-IMG_2247_fEt au retour, un petit rayon de soleil vient gentiment nous réchauffer – nous sommes chanceux 🙂

Jour 2 : Du campement Grey au campement Italiano

Au deuxième jour, nous repartons par le même chemin que la veille puis longeons le petit lac Skottsberg.

05-IMG_1315_fPause déjeuner au lac Pehoé

04-IMG_1310_f La vue est vraiment dégueulasse, c’est scandaleux !

06-IMG_1323Le voyage, en photos, ça fait rêver… Mais la réalité est parfois un peu moins glamour : voilà, par exemple, notre cuisine et table à manger pour le dîner, alors que tout est trempé après une bonne ondée et qu’il fait bien froid. Débrouillez-vous avec ça.

Jour 3 : Vallée del Francès puis du campement Italiano au campement Los Cuernos

Nous consacrons la matinée du troisième jour à remonter la vallée del Francès. Le temps tourne assez rapidement au gentil blizzard, ce qui m’amuse beaucoup (j’adore me promener sous la neige qui tombe 🙂 ) mais ne nous motive pas à grimper jusqu’au mirador qui se trouve tout au bout. Après avoir atteint un endroit ouvert qui nous permet d’admirer la vallée, nous faisons demi-tour.

07-IMG_2282_f06-IMG_1326_fCela valait tout de même le déplacement, non ?

07-IMG_1335J’essaye de prendre les flocons de neige qui tombent en photo, ce qui laisse Alex franchement dubitatif…08-IMG_1337…mais j’y arrive quand même 🙂

Puis nous rejoignons le campement Los Cuernos en longeant le magnifique lac Nordenskjöld. Photos sans commentaire, mais spécialement pour Luc : un petit lenticulaire s’est caché quelque part ! 😉

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10-IMG_2303 11-IMG_2334 12-IMG_2343 13-IMG_2346 14-IMG_2347

Nous avons beau ne pas arriver tard, le camping est déjà très plein et il n’est pas aisé de poser la tente sur un site décent… Tant pis, nous ferons avec !

Jour 4 : Du campement Los Cuernos au campement Las Torres

Nous nous approchons résolument des fameuses tours ! Le chemin est toujours aussi simple, pour ce quatrième jour : longer le lac Nordenskjöld jusqu’à son extrémité est puis grimper dans la vallée qui passe par le campement Chileno et finit au campement Las Torres, au pied de la dernière grimpette menant au mirador du même nom.

15-IMG_2382Quittant le camping, la vue sur Los Cuernos nous met en joie en ce petit matin 🙂

16-IMG_2395Dernière vue sur le lac Nordenskjöld

11-IMG_2421_fEt voilà la vallée menant aux Torres

Arrivés au campement Las Torres après une bonne succession de buttes (j’adoooooore descendre pour remonter juste après… grrrrr !), nous montons la tente et décidons de pousser jusqu’au mirador. Ce ne sont que quarante cinq minutes d’une bonne grimpette, mais le temps est à peu près dégagé et toute opportunité de voir les tours doit être saisie sans hésitation, avec ce temps montagnard par excellence !

19-IMG_2461Au bout du sentier menant au mirador, il s’agit de se hisser sur la moraine qui surplombe le lac et offre la vue tant prisée sur Las Torres. Pas évident…

17-IMG_2453…mais nous sommes récompensés, puisque nous pouvons profiter d’une vue quasiment toute dégagée sur les trois Torres 🙂

Cela ne se voit pas tellement sur les photos, mais 1 600 mètres de dénivelé séparent le lac de la plus des trois Torres.

18-IMG_2456D’ailleurs, tout le coin est magnifique. D’ici, l’on voit l’inclusion granitique de très près !

Jour 5 : Mirador Las Torres puis retour à Puerto Natales

Ce dernier jour de trek en est aussi le point d’orgue. Ce matin-là, réveil à 4h40 (soyons précis) pour un départ à 5h (enfin, 5h08 exactement – nous sommes précis, mais pas très ponctuels 😉 ).

Le ciel est clair, la motivation est grande, aussi trente minutes nous suffisent-elles cette fois pour grimper au mirador et être à l’heure au spectacle. Je vous laisse en profiter à votre tour…

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Et voilà, après un tel spectacle, il est temps de reprendre le sentier une dernière fois pour redescendre jusqu’au bas de la vallée. De là, nous attendons gentiment (et au chaud, ce qui n’est pas négligeable après cinq jours – et surtout quatre nuits – dans le froid) une navette, puis prenons le bus qui nous ramène à Puerto Natales.

Je vous passe les détails d’une arrivée un poil plus compliquée que prévue (génial, le coup de la propriétaire de notre hostel qui prétend qu’une réservation n’est pas nécessaire pour notre retour, pour nous annoncer au dit retour de trek qu’elle est complète et que nous n’avons plus qu’à reprendre nos sacs pour trouver un autre endroit où dormir…), mais vous enjoins grandement à venir voir cette merveille qu’est Torres del Paine de vos propres yeux si vous en avez un jour l’occasion. Et si vous ne l’avez pas, créez-la 😉

A bientôt pour découvrir le côté argentin de la Patagonie !

BONUS : Les trucs qu’on ne vous raconte pas (mais que je vais vous raconter quand même)

Sur ce blog, tout a presque toujours l’air ensoleillé, simple, fluide… mais vous imaginez bien que cela paraît ainsi juste parce que nous ne vous racontons pas tout. Cette fois, Alex me reprochant (gentiment, hein – j’aimerais le voir essayer de me reprocher quelque chose méchamment 😉 ) de ne pas raconter grand chose, voici quelques petits trucs que je ne vous dis pas :

  • Nous avons failli voir un puma au campement Grey, le matin du deuxième jour.
  • Nous avons vu plein de lièvres dans le même coin, dont un qui m’a semblé faire quasiment la taille d’un chien moyen (mais Alex et moi divergeons sur ce point, vous savez ce que c’est).
  • Nous avons vu un renard (qui ressemblait plus à un coyote, à mes yeux) prendre tranquillement ses quartiers dans le campement Las Torres ; apparemment, c’est un habitué.
  • Pendant cette randonnée, nous avons utilisé tout notre équipement de trek. Et quand je dis « tout », j’inclus les ponchos, les bas de K-way, les différentes paires de gants et même les couvertures de survie. Quand j’écris dans l’article que les nuits sont froides, je ne blague pas.
  • Nous avions loué des matelas de sol, les nôtres étant devenus poreux avec le temps. Mauvaise idée : ceux que nous avons loués étaient pire que les nôtres, même poreux. Et pour ce qui est de couper du froid, on repassera (quand je vous dis que les nuits ont été longues !).
  • Quaker Oats fait des barres de céréales vraiment bonnes, mais il y a de quoi se casser les dents sur leur « Trail mix ». Non mais sérieux, ils l’ont compressée avec quoi, celle-là ?!?
  • Nous avons eu un peu (beaucoup) de peine pour les trekkers occasionnels croisés en Converse sur les chemins. Les pauvres.
  • Torres del Paine est aussi le seul endroit où nous avons croisé des gens en T-shirt alors que nous étions nous-mêmes couverts pour affronter le blizzard. Ça fait un peu bizarre.
  • Et pour la première fois, nous avons croisé des randonneurs qui marchaient avec deux sacs à dos (le second, petit mais quand même, porté devant). J’hésite entre « Respect » et « Are you serious? ».

 

La région des lacs

Salut tout le monde,

Après ces quelques jours de repos à Valparaiso et le plaisir de revoir mon amie Tania, nous reprenons la route en direction de la région des lacs (qui pourrait tout aussi bien s’appeler la région des volcans tant ils sont nombreux et impressionnants) au sud de Santiago.

Nous faisons 3 arrêts avant de rejoindre Puerto Montt où nous prenons un vol pour la Patagonie 🙂

Le premier arrêt est à Pucon, une petite ville très touristique située au bord du Lac Villarica et dominée par le très impressionnant volcan du même nom (Le Villarica pour ceux qui ne suivraient pas…).

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La vue de notre lieu de résidence située en bord de lac. Pas terrible, c’est clair… avec ce grand cône blanc (volcan Villarica qui est un peu actif comme vous pouvez le constater) qui gâche un peu le paysage… mais bref, on prend sur nous et on essaie quand même de voir le bon côté des choses…

L’après-midi, nous partons faire une petite balade en quadrupède. Je n’ai pas mon permis pour ce type de véhicule et j’avoue avoir un peu de mal à maîtriser… Je préfère un bon 2 roues!

Notre guide, Grégorio, est un authentique Mapuche. Bon, l’histoire des Mapuches, c’est un peu l’histoire de tous les peuples autochtones américains… mais eux ont vraiment résistés très longtemps! Officiellement ils ont été intégrés à la nation chilienne en 1882 mais la résistance (armée) de certains, s’est poursuivie jusqu’à la fin du 20 ème siècle. Aujourd’hui, ils ne reconnaissent pas vraiment l’état chilien. Honnêtement, nous espérions en apprendre un peu plus sur cette culture avec notre guide mais les informations que je vous donne viennent plutôt de Wikipédia. On peut dire que Grégorio n’était pas très loquace…

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Photo route!

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Ma chérie attendait depuis longtemps de pouvoir faire une petite balade à cheval.

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Sortis de la route, le chemin est plutôt agréable.

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Le point culminant de la promenade avec vue (à contre-jour…) sur le lac

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Au retour, la maman de Grégorio (tout aussi locace) nous a préparé une petite collation à base d’empanadas et autres petits pains mapuche 🙂

Le lendemain, nous partons camper dans le parc national de Huerquehue à une cinquantaine de kilomètres de Pucon.

Nous pensions rester un peu plus longtemps dans le parc mais finalement, comme la plupart des chemins de rando ne sont pas ouverts, il y a encore de la neige, nous n’y restons qu’une nuit.

Pour cette première journée, nous partons faire la randonnée des 3 lacs.

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Depuis le mirador, nous pouvons voir le lago Tinquilca avec le Villarica en toile de fond.

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De la belle forêt comme nous l’aimons 🙂

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De la belle cascade où nous en prenons plein la figure!

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Et les jolis lacs en arrivant en haut! Ici, le lago Chico

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Pause déjeuner au lago Toro, un havre de paix… avant qu’un groupe d’une trentaine d’ados ne débarque (du selfie sous tous les angles)…

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Une autre vue sur le lago Toro

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A ce niveau, la forêt ressemble à l’image que l’on se fait (pour ceux qui s’en font une) de la forêt primitive.

Le jour suivant, nous avions prévu de monter au mirador (le seul autre chemin de rando ouvert) mais le ciel est totalement couvert (il pleut même un peu). Nous prenons le premier bus du matin pour rentrer sur Pucon.

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En fin de journée, quelques rayons de soleil arrivent à percer les nuages.

Nous quittons Pucon pour nous rendre au parc national Puyehue. Là aussi, nous changeons un peu nos plans car la partie que nous voulions visiter n’est, en cette saison, pas desservie par les bus. Nous nous rendons donc à un autre endroit du parc : Aguas Calientes.

Les personnes du centre d’information sont vraiment très sympa (il y aussi un jeune français en stage). Ils nous donnent plein d’infos utiles (bon, c’est un peu leur job vous me direz mais ce n’est pas toujours le cas justement) et ils gardent même nos affaires pour que nous partions trekker en toute tranquillité. Nous partons pour le lago Paraiso… Tout un programme.

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Les 11 premiers kilomètres n’ont rien de transcendant car nous suivons une route forestière.

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Cette mousse a beaucoup plu à Anne-Gabrielle.

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Le lago Espejo (Miroir… oui, on voit très bien les nuages gris s’y refléter)

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La deuxième partie en forêt est nettement plus intéressante et, arrivés au lago Paraiso, les nuages commencent à passer.

Nous installons notre tente sur la petite plage en bordure du lac et nous passons une nuit bien tranquille (et bien seuls) dans le silence du lieu. Au réveil (provoqué par un rapace qui jouait avec la casserole), un magnifique spectacle nous attend. Les rayons du soleil percent à travers la brume qui se dissipe peu à peu… ce lac porte bien son nom (paraiso = paradis pour les hispanophobes) 🙂 Allez, le spectacle en images (et ça se passe de commentaire)

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Nous repartons enchantés de ce petit havre de paix (et en ayant échappé au débarquement d’ados cette fois…). Nous reprenons la route (un peu longue…) mais sous le soleil. Cela nous permettra d’apprécier un peu plus les lacs croisés en route.

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Le lago Toro (encore un) et le volcan Casa Blanca

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Le lago Espejo mais sous le soleil cette fois

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Un petit bout de campagne chilienne avant d’arriver à Aguas Calientes

Nous profitons rapidement des bassins naturels d’eau chaude avant de reprendre un bus pour la petite ville de Puerto Octay sur les bords du lac Llanquihue. Cette région a été colonisée par des allemands au début du 19 ème siècle. On y trouve donc aujourd’hui quelques belles demeure d’architecture allemande de cette époque, beaucoup de noms à consonance allemande et Oktoberfest qu’on a loupé de peu dans le coup!  

Nous trouvons un petit coin de paradis où nous poser 2 jours (on pourrait se croire de retour à Hobbiton) chez Armin (qui est suisse allemand) et Nadia (chilienne) au Zapato Amarillo. Ce lieu est vraiment extraordinaire.

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La vue sur le volcan Osorno depuis la terrasse… là encore, ce n’est pas facile mais nous prenons sur nous pour voir le bon côté des choses…

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Le jardin très fleuri

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L’habitation principale avec la petite terrasse (qui fait juste le tour de la maison)

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Puerto Octay. Même de loin, on peut voir l’influence allemande dans l’architecture.

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Le cimetière (catholique) offre une jolie vue sur le lac et les volcans (l’Osorno à gauche et le très actif Calbuco à droite)

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L’ibis à face noir, un oiseau très présent dans la région.

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Il est temps de rentrer se poser sur la terrasse…

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… pour déguster un bon verre de vin…

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… avant la fondue! Hé oui, cela faisait plus d’un an 🙂 Nous n’avons pas pu passer à côté de cette spécialité de notre hôte (suisse allemand je le rappelle)! Nous lui avons fait honneur et englouti les 700 grammes de fromages à 2 🙂 Un peu difficile la digestion…

En tout cas, superbe région du Chili que cette région des lacs. Je ne connaissais pas et je recommande fortement! En même temps, en dehors des volcans, cela nous rappelle un peu l’Europe… la nostalgie aide peut-être à magnifier la beauté des lieux 😉

En route (enfin, en vol plutôt) pour la Patagonie!

Valparaìso

Après notre retour de l’Île de Pâques, nous entamons notre descente vers le sud du Chili continental. Pour notre premier arrêt, nous n’allons guère loin de Santiago, à Valparaìso.

Située à seulement une heure trente de bus de la capitale, Valparaìso (la « vallée paradis ») est le premier port et la deuxième ville du Chili. Et se trouve ici :

Étalée sur quarante-quatre petites collines (appelées ici cerros) disposées autour d’une baie, Valparaìso fut et reste une incontournable du pays, parfois surnommée « la petite San Francisco » (en raison de son relief) ou la « Perle du Pacifique ».

Je ne sais pas si ce dernier surnom est vraiment toujours d’actualité… mais la ville montre un charme indéniable, en particulier dans les quartiers où se dressent encore les maisons couvertes de taule colorée. Allons y faire un petit tour, ce sera certainement plus parlant qu’un long discours !

Quelques vues d’ensemble tout d’abord…

02-IMG_1926Côté pile…

06-IMG_1944…et côté face

08-IMG_1951Plus l’on monte dans les cerros, plus le tissu urbain se relâche et les habitations se font petites. Pas de rupture franche, on quitte la ville presque sans s’en rendre compte…

16-IMG_1980Près du port, en revanche, l’ambiance se fait particulièrement dense et industrielle.

11-IMG_1962Pour grimper sur les cerros, la ville s’est de longue date dotée de petits funiculaires, appelés ascensores, bien pratiques pour qui souhaite éviter les escaliers (ah ! la flemme 😉 ). Ni les voitures, ni les stations n’ont été modifiées depuis leur création et, aujourd’hui, leur charme suranné en fait une attraction touristique à part entière.

La ville est étendue, comme vous avez pu le voir, et nous sommes loin d’en avoir fait le tour. Mais voici quelques vues immersives dans et autour du quartier du Cerro Alegre, haut en couleur, que nous avons particulièrement apprécié :

01-IMG_1923 05-IMG_1941 10-IMG_1961 03-IMG_1930 04-IMG_1936 09-IMG_1957J’espère que vous aurez réussi à faire abstraction des fils électriques 🙂 Vu leur densité, il nous a été impossible de ne pas les avoir dans nos cadrages !

Pourquoi toutes ces couleurs différentes sur les façades des maisons, nous demandons-nous ? Voici la théorie d’Alex : les maisons étaient autrefois recouvertes avec ce qu’il restait de la peinture utilisée pour les bateaux – d’où les couleurs bariolées, car les habitants prenaient ce qu’ils trouvaient ! Et aujourd’hui la tradition perdure, même si l’on peut douter que la peinture provienne toujours du chantier naval…

Personnellement, j’aime bien cette théorie 🙂 Je n’ai pas réussi à la vérifier, mais cela pourrait expliquer l’origine des maisons colorées d’autres villes portuaires, comme Copenhague. Si vous avez vous-même une théorie, n’hésitez pas à la partager !

Retour à notre balade. Entre deux cerros, la ville devient brusquement campagne et nous voilà soudainement dans un autre monde… (oui, j’exagère un poil 🙂 )

13-IMG_1974Chemin de terre, jardins touffus… sommes-nous toujours bien au cœur de la deuxième ville la plus grande du pays ?!?

12-IMG_1971  Et nous avons de la chance, le printemps donne toute sa mesure dans chaque centimètre carré de friche qu’il trouve… Que de fleurs, de couleurs, de senteurs – c’est splendide ! Et Alex se retrouve petit chez sa grand-mère 😉

15-IMG_1086Difficile de résister au tableau naturel offert par ces fleurs des champs

14-IMG_1976Et un peu plus loin, entre deux quartiers (ici au pied de Playa Ancha), une sorte de no man’s land surprenant…

Valparaìso, c’est aussi une ville où les artistes sont libres de s’exprimer sur les murs. Pour de vrai. Et voilà ce que cela peut donner :

07-IMG_1948Sympa, non ? Bien sûr, quelques tags basiques et cracras se glissent parfois ici et là… mais la plupart des graf que nous voyons relèvent d’un vrai travail d’artiste.  Au fil de nos promenades, nous tombons d’ailleurs parfois sur de véritables petits bijoux ; en voici quelques uns – une « spéciale dédicace » à Antoine !

Valparaiso1 Valparaiso2 Montages1 Montages Valparaiso31-IMG_1073

Voilà pour cette petite découverte de Valparaìso. Une étape que nous avons bien appréciée, reposante (nous sommes tombés sur un petit hostal tout tranquille, le Jacaranda, très joliment décoré et avec une chouette cuisine) et sympathique (Alex a pu revoir son amie Tania, qui vit là-bas – un amour !).

Et maintenant, cap au sud et back to the wild !